Municipales 2026 : les conducteurs prêts à sanctionner les candidats pro-radars

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Selon notre enquête spéciale Municipales 2026 menée auprès de nos sympathisants – 30 000 d’entre vous ont répondu –, vous êtes neuf sur dix à refuser de voter pour un candidat déterminé à multiplier les radars dans votre commune.

Notre enquête, intitulée « Municipales 2026 : les conducteurs face aux politiques de mobilité », révèle que 94 % des répondants rejettent catégoriquement l’idée d’un maire adoptant une politique ouvertement anti-voiture (lire notre article ici). Mais l’application de la loi 3DS, qui permet désormais aux élus locaux d’installer des radars urbains, cristallise tout autant les tensions. 90 % de nos répondants déclarent ainsi qu’ils renonceraient à voter pour un candidat prévoyant de déployer ces dispositifs dans leur ville.

Cette opposition est uniforme, quelle que soit la taille de la commune. Que ce soit dans des villes de moins de 1 500 habitants ou dans des métropoles de plus de 500 000 habitants, entre 92 % et 93 % des conducteurs affirment en effet qu’ils écarteraient un candidat déterminé à installer des radars automatiques dans leurs rues. Une position radicale, alors que la loi 3DS, adoptée récemment, transfère aux collectivités locales le pouvoir d’installer ces équipements, autrefois réservé à l’État.

5 000 nouveaux radars d’ici 2031 : une menace pour les automobilistes ?

D’ici 2031, ce ne sont pas moins de 5 000 radars urbains qui devraient être installés par les municipalités, s’ajoutant aux 4 700 radars « nationaux » déjà en place. Un déploiement qui a déjà commencé dans certaines villes comme Cambrai, Marseille ou Montpellier, souligne le site spécialisé www.radars-auto.com, et qui s’accélérera à partir de 2027.

Pour les conducteurs, cette perspective est synonyme de répression accrue : avec des amendes de 135 euros dès 51 km/h, les radars urbains risquent de transformer chaque trajet en ville en un parcours semé d’embûches financières. Une perspective de cette multiplication des contrôles automatiques qui pourrait bien changer la donne dans les intentions de vote des automobilistes…

D’autres mesures anti-voiture dans le collimateur

Si les radars urbains constituent la principale raison de rejet des candidats, d’autres propositions liées à la circulation en ville sont tout aussi impopulaires. 8 conducteurs sur 10 déclarent qu’ils élimineraient systématiquement de leurs intentions de vote un candidat prônant :

  • L’installation de radars « ZFE » (Zones à Faibles Émissions) ;
  • L’extension de la vidéoverbalisation ;
  • L’augmentation des tarifs de stationnement ;
  • La généralisation des zones à 30 km/h ;
  • La multiplication des ralentisseurs illégaux…

Un outil pour éclairer les électeurs (et les candidats)

Pour permettre aux conducteurs de mieux comprendre les enjeux et de confronter les candidats à leurs promesses, la LDC a mis en place un moteur de recherche exclusif. Cet outil permet de visualiser les résultats de l’enquête par ville, offrant ainsi une vision claire des attentes des automobilistes avant le scrutin. N’hésitez pas à le consulter !

Un choix crucial pour les maires

Alors que les recettes des PV iront directement dans les caisses de l’État, ce sont bien les maires qui auront le pouvoir décisionnel sur l’installation de ces radars. La question est donc simple : vous, électeurs, glisserez-vous votre bulletin dans l’urne pour un candidat ou une candidate dont la politique de mobilité se résume à la répression automatisée, aux restrictions de circulation et à la multiplication des zones à 30 km/h ?

La réponse se trouvera dans les urnes le 15 mars. En attendant, une chose est sûre : les conducteurs ont parlé, et leur message est clair.

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