Qualité de l’air : l’étude de l’Insee qui enterre l’utilité des ZFE

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Quand bien même elles imposent d’insupportables contraintes aux conducteurs, en particulier aux ménages les plus modestes, les Zones à Faibles Émissions (ZFE) sont présentées comme LA solution pour améliorer la qualité de l’air. Mais voilà qu’une étude de l’Insee, publiée fin août 2026, révèle que leur impact est négligeable… Tout ça pour ça ?

Onze millions de voitures bannies de nos principales métropoles, 500 000 emplois menacés, des PV à 68 euros pour le simple fait de rouler à bord de véhicules anciens… C’est ça, la promesse des ZFE ! Mais si l’on en croit le Gouvernement, l’objectif d’amélioration de la qualité de l’air vaut tous ces sacrifices. Manifestement, il justifie également toutes ces années de tergiversations et de décisions politiques absconses, d’errances dans leur application à l’échelle locale, sans logique ni concertation.

Dans cette posture qui se voulait incontestable, un sacré grain de sable vient de se glisser : fin août 2026, l’Insee a publié les résultats d’une étude visant à déterminer quelle part du verdissement du parc automobile et du recul des émissions polluantes pouvait être attribuée aux ZFE.

Le graphique ci-dessous, publié par l’Insee, en dit long les conclusions de l’étude. Il compare l’évolution du parc automobile par niveau de vignettes Crit’Air entre 2019 et 2024. Avec et sans ZFE. En vert, l’évolution réelle et en bleu, l’évolution « contrefactuelle » sans ZFE. Pour chaque catégorie de vignettes, l’écart est négligeable, sans impact significatif sur la qualité de l’air… Et en tout cas, il ne justifie pas l’acharnement que nous avons connu, ces dernières années, pour nous imposer la mise en place de cette mesure.

Prenez l’exemple des deux colonnes de gauche, qui concernent exclusivement les voitures à vignette Crit’Air 1 et électriques.  Sur 5 ans, ce parc a augmenté de 88,4 %… dont seulement 5,8 points sont attribuables aux ZFE selon l’Insee. Tout le reste ? C’est le renouvellement naturel du parc automobile qui en est responsable.

Et pour cause :

  • Depuis 2015, la norme Euro impose que seuls les véhicules Crit’Air 1 et 2 (ou électriques) soient commercialisés.
  • La part du diesel dans les ventes de voitures neuves est effondrée : de 34,1 % en 2019, elle est passée à 7,3 % en 2024, et même 4,9 % en 2025.
  • Résultat : les voitures Crit’Air 1 (essence, hybrides, GPL) et électriques dominent désormais les immatriculations.

Autre explication : les ZFE ciblent des zones urbaines où le pouvoir d’achat est plus élevé qu’en milieu rural. Il est donc mathématiquement plus facile pour les habitants de ces zones de changer de voiture. Les ZFE punissent donc surtout ceux qui n’ont pas les moyens de s’adapter.

En revanche, ce même graphique justifie tous nos efforts, à la LDC : étude sur l’impact social des ZFE, pétitions, manifestations, nous n’avons jamais ménagé nos efforts ! Cela n’empêche pas le Gouvernement de résister et de persister à vouloir imposer les ZFE. Pourtant, notre mobilisation – et la vôtre, évidemment – a déjà obtenu des résultats très concrets, débouchant même sur une victoire historique, au printemps dernier : la suppression des ZFE adoptée par les députés de l’Assemblée nationale. Ce vote a pourtant été censuré dans la foulée par le Conseil constitutionnel.

Mais nous ne baissons pas les bras. Vous pouvez encore agir : depuis le début de l’été, notre association vous demande de signer notre requête pour demander à Yaël Braun-Pivet, présidente de l’Assemblée nationale, de faire cesser ce blocage antidémocratique inacceptable en inscrivant ce débat à l’ordre du jour, en séance publique, à la rentrée. Laquelle a lieu, pour les députés, le 1er octobre.

Nous avons déjà enregistré plus de 87 000 signatures à cette demande, et 5 000 d’entre vous, d’après nos estimations, ont même directement fait parvenir cette requête au bureau de la présidente de l’Assemblée ! Si vous ne l’avez pas encore fait, cliquez sur ce lien et ajoutez votre voix aux leurs… Aidez-nous à atteindre les 100 000 signatures !

Chaque signature compte. Chaque voix compte. Ne les laissons pas gagner.

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