Depuis l’été 2024, les nouvelles réglementations européennes imposent aux constructeurs automobiles d’équiper tous les véhicules neufs de systèmes avancés d’aide à la conduite (ADAS). Bien que ces technologies aient pour objectif de réduire les accidents et d’améliorer la sécurité routière, elles sont souvent perçues comme intrusives, stressantes, voire dangereuses, par de nombreux conducteurs. Heureusement, elles sont désactivables ! Pour vous aider à choisir votre prochaine voiture en connaissance de cause, nous avons réalisé ce hit-parade exclusif, pour savoir quels modèles sont les plus faciles à désactiver… et lesquels sont les plus complexes.
Ce gros travail de la LDC met en lumière des disparités significatives entre les constructeurs. Certains, comme Renault et Dacia, permettent une désactivation rapide et intuitive des ADAS, tandis que d’autres, notamment Toyota et Suzuki, rendent cette tâche particulièrement complexe. Par exemple, chez Toyota, jusqu’à 16 manipulations peuvent être nécessaires pour désactiver certaines aides, alors que chez Renault, deux simples pressions sur un bouton suffisent.
Objectif et méthodologie
L’objectif de ce classement est de fournir aux conducteurs une information claire sur les modèles qui respectent leur choix de conduire sans l’assistance constante de ces systèmes. La méthodologie utilisée par la LDC repose sur le comptage des manipulations nécessaires pour désactiver deux aides parmi celles activées par défaut. Les résultats sont classés selon une échelle allant de « très facile » (2 manipulations maximum) à « très complexe » (plus de 8 manipulations).
Les résultats
Les véhicules du groupe Renault, ainsi que certains modèles de Stellantis comme la Peugeot 308 et la Citroën C5 Aircross, se distinguent par leur simplicité de désactivation. À l’inverse, les marques asiatiques, telles que Toyota, Suzuki, et Hyundai, se trouvent en bas du classement, avec des procédures de désactivation que nous jugeons trop longues et fastidieuses.
Les revendications de la LDC
La LDC insiste sur la nécessité d’une information transparente pour permettre aux conducteurs de choisir leur véhicule en fonction de leurs préférences en matière de désactivation des ADAS. L’association appelle également à des contrôles indépendants et à un encadrement légal plus strict pour garantir une mise en œuvre optimale de ces technologies.
Une pétition en soutien
Pour sensibiliser le public et les autorités, la LDC a lancé une pétition intitulée « Refusons d’être mis sous contrôle ou en danger par notre voiture », qui a déjà recueilli 70 000 signatures. Cette initiative vise à alerter les autorités sur les dysfonctionnements fréquents de ces systèmes, souvent signalés par les médias spécialisés et les journalistes automobiles.
À propos des ADAS : Les systèmes ADAS incluent des fonctionnalités telles que l’alerte de dépassement de vitesse, la détection de somnolence, l’aide au maintien de voie, et le freinage automatique d’urgence. Bien que leur intention soit louable, leur utilisation peut parfois générer du stress et des situations dangereuses, d’où l’importance de pouvoir les désactiver facilement.

