Feuille de route 2026  : on ne va pas s’ennuyer à la LDC !

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Liberté de circuler, politique de sécurité routière à revoir, place de la voiture en ville, dérives des réglementations, taxes et sanctions excessives… mais aussi Zones à faibles émissions chancelantes mais pas encore disparues, voiture électrique imposée, surveillance automatisée, permis renouvelable : pour 2026, vous demandez à notre association de porter votre voix dans le cadre de nombreux combats qui vous apparaissent prioritaires. Ensemble, retroussons nos manches.

Jamais notre liberté de circuler n’a été aussi attaquée qu’aujourd’hui. Pour préparer son action en 2026, la LDC a donc fait ce qu’aucune administration ne prend le temps de faire : demander l’avis des principaux concernés. Comme chaque année, membres donateurs, sympathisants, conducteurs du quotidien ou occasionnels ont été invités par notre association à répondre à un questionnaire clair, direct, sans langue de bois. Vous avez ainsi été plus de 32 000 à répondre à notre appel et à exprimer vos craintes, envies, besoins de conducteurs responsables.

Le verdict est sans appel : cinq actions à mener arrivent très nettement en tête de vos préoccupations, contenant au total dix-sept priorités qui dessinent une feuille de route offensive, cohérente et résolument tournée vers votre défense.

Atteintes à votre liberté de circuler

En cette fin 2025, l’Europe a timidement ouvert la porte à la possibilité de maintenir les moteurs thermiques sous perfusion après 2035. C’est déjà ça de pris, si l’on en croit votre rejet très majoritaire de la « mono-technologie » du 100 % électrique (à 76 %, vous jugez massivement comme « très importante » la lutte contre l’interdiction de vendre autre chose à compter de cette date). Vous ne rejetez pas la voiture électrique en tant que telle, mais le fait qu’on nous l’impose d’ici à quelques années, sans alternative crédible. Et vos inquiétudes sont concrètes. Coût d’achat qui reste prohibitif, autonomie insuffisante pour de nombreux usages, infrastructures de recharge inégalement réparties, dépendance industrielle accrue : la voiture à batterie n’est pas encore à même de répondre à vos besoins.

Mais de manière générale, ce sont toutes les formes d’atteintes à votre liberté de circuler qui vous préoccupent au quotidien. Notamment, vous nous demandez à 74 % de continuer à lutter contre toute tentative qui viserait à vous priver de votre permis de conduire. Une mesure qui suscite beaucoup d’émotion, l’automobile restant pour vous l’un des rares outils de lien social. Le risque : la perte d’autonomie bien sûr. Enfin, à peine moins prégnants, la suppression définitive des ZFE (69 %) et le bridage automatique des véhicules en fonction des vitesses maximales autorisées (68 %) restent au cœur de vos tourments de conducteurs.

Toujours plus de mauvaises raisons pour nous taxer au nom de la sécurité routière

S’il est un sujet qui continue de faire la quasi-unanimité dans vos attentes, c’est bien la lutte contre les radars, dont la plupart servent davantage à remplir les caisses qu’à lutter contre l’insécurité routière. Vous êtes ainsi plus de 8 sur 10 à nous demander explicitement de faire barrage aux 5 000 radars supplémentaires que les collectivités locales (notamment les municipalités) vont être en mesure de déployer librement à partir de 2026, en plus des 4 800 dispositifs « nationaux » déjà en place. Message reçu ! De même que votre autre préoccupation majeure sur ce même « sujet radar » : celle qui va consister à stopper le déploiement des radars ultra sophistiqués, capables de traquer le moindre faux mouvement à bord de vos voitures. Vous êtes également 61 % à juger « très important » de continuer à exiger que cesse l’abaissement des vitesses autorisées, lorsque cela ne se justifie pas pour de réelles raisons de sécurité. Nous n’oublierons pas non plus de traiter votre priorité « lutte contre les mitrailleuses à PV ». Vous savez, ces véhicules qui circulent dans vos rues et scannent vos plaques d’immatriculation, à la recherche de stationnement non-payé… quitte à produire des dizaines de milliers d’erreurs d’interprétation !

Au lieu du tout répressif, les trois quarts d’entre vous préfèreraient d’ailleurs que nos dirigeants se soucient davantage de proposer des solutions plus efficaces pour améliorer la sécurité routière.

Sortir l’auto des centres-villes au détriment des commerces

Partout en France le même constat : les centres-villes se vident, les commerces ferment. Le paradoxe, quand ce constat est consécutif à la mise en place de mesures visant à éloigner les voitures des zones urbaines : les habitants n’ont plus de commerces dans lesquels se rendre… sans voiture !

Comme la grande majorité d’entre vous, nous pensons qu’il existe toujours un juste milieu. Lutter légitimement contre le stationnement sauvage et gênant n’a pas besoin de se faire en pratiquant un racket par l’entremise des parcmètres.
De même, pourquoi confronter au stress d’une infrastructure parfois délirante (chicanes, chaucidous auxquels personne ne comprend rien, voies cyclables mal encadrées qui stressent autant les conducteurs que les cyclistes…) les citoyens qui n’ont d’autres choix que d’utiliser leur auto pour se rendre en ville ? Là encore, vous nous demandez d’agir, ce que nous faisons déjà tout au long de l’année, grâce à vos signalements de zones dangereuses sur notre appli Activ’Route, notamment. Sachez que tous vos signalements sont transmis aux gestionnaires de voirie concernés et que nous obtenons des résultats.

Enfin, et cela recoupe les mesures de fausse sécurité routière évoqués précédemment, vous nous demandez aussi d’agir contre la généralisation arbitraire des 30 km/h dans les agglomérations. Autant cette mesure s’entend aux abords de nombreux équipements ou dans certaines circonstances (école, crèches, hôpitaux, rues étroites…), autant il est inepte – mais extrêmement rentable – de l’imposer sur un boulevard à deux fois deux voies de circulation !

Lutter contre les dangers engendrés par les autorités elles-mêmes, ainsi que par certaines réglementations

Le discours en boucle consistant à imputer la cause des accidents à la vitesse est largement utilisé pour justifier le recours au tout radar. C’est plus simple que de se pencher sur les autres sujets qui fâchent, comme notamment l’état du réseau routier. En France, on sait pourtant que l’infrastructure est l’un des facteurs impliqués dans 30 % des accidents mortels. Concrètement, la dégradation d’une route, un défaut de signalisation ou des abords inadaptés mènent à accroitre les risques. Normal alors que 78 % d’entre vous jugent prioritaire de s’engager pour exiger un entretien décent des routes. La LDC demeurera donc extrêmement active sur ce sujet, c’est sûr.

Lorsqu’il s’agit d’équipements routiers, les ralentisseurs illégaux restent eux aussi au cœur de vos indignations. Vous êtes 70 % à nous demander d’agir pour les combattre. Rassurez-vous, là non plus, nous ne lâcherons rien !

Enfin, vous n’en pouvez plus de ces voitures qui vous fliquent en permanence, bipent au moindre battement de cil, tournent le volant pour vous quand vous ne le demandez pas ou freinent automatiquement sans raison apparente. Ces fameuses aides à la conduite censées vous mettre en sécurité deviennent de plus en plus souvent les instruments de votre stress. Votre demande est claire : vous voulez pouvoir continuer à conduire de façon responsable sans qu’un chaperon électronique dont vous vous passiez très bien jusqu’à présent vous dise comment faire. Ou plutôt, vous souhaitez avoir la liberté de choisir et c’est le combat que nous mènerons à vos côtés, pour que l’utilisation de ces assistances restent facultative.

Taxes, écologie punitive et sanctions excessives

L’adage veut que « trop de taxes tue la taxe ». En matière d’automobile, ce recours systématique au portefeuille des conducteurs vous exaspère ! Nous avons d’ailleurs réalisé une frise historique remontant à 1925, afin que vous puissiez constater de visu combien l’État aime à se tourner vers les automobilistes pour combler des trous budgétaires depuis plus d’un siècle (à consulter ici). Entre malus écologique délirant, taxe au poids touchant l’immense majorité des voitures neuves vendues, prix du stationnement s’envolant dans certaines villes si votre véhicule est jugé trop lourd… ces dérives s’accélèrent depuis les dix dernières années. Aussi votre demande est-elle claire : vous êtes 75 % à juger urgent de dire stop à ces taxes et surtaxes qui pèsent trop sur votre budget. Nous sommes parfaitement en phase avec vous.
Vous êtes également très nombreux, 70 %, à exiger une proportionnalité des sanctions. Grâce au long combat mené par notre association, depuis deux ans maintenant, vous ne perdez plus de point pour un dépassement de vitesse inférieur à 5 km/h à la limitation. C’est un début mais ça ne suffit pas. Le conducteur est un justiciable bien malmené par nos lois : vous pouvez compter sur nous pour continuer à nous mobiliser contre les injustices dont vous faites régulièrement l’objet.

Une feuille de route claire : il n’y a pas de petite lutte !

Ces dix-sept points de friction (c’est un euphémisme !) qui vous apparaissent cruciaux seront au centre de notre stratégie de défense des conducteurs. Mais nous n’en oublierons pas pour autant les autres, ceux qui ne manqueront pas de se présenter à nous en cette année d’élections municipales et de premières annonces des présidentiables de 2027… Ce qui est certain, en conclusion, c’est que vos réponses dessinent une ligne sans ambiguïté. Vous n’attendez ni discours, ni compromis mous, mais vous demandez plutôt :

  • des combats ciblés,
  • des positions claires,
  • une défense assumée de la liberté de circuler.

Nous en prenons acte et notre équipe se dévouera entièrement à votre cause en 2026, comme les années précédentes. N’oubliez pas que seul votre soutien nous permet d’agir et que notre association vit exclusivement du don de ses sympathisants. Cette feuille de route est l’occasion pour nous de vous remercier pour le combat que vous menez à nos côtés et pour les moyens que vous mettez à notre disposition pour toutes nos actions.

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